Lieux d’apprentissage : une diversité nécessaire… y-compris pour se reposer !

Chapô

Les lieux qui accueillent les apprenants comme leurs formateurs jouent un important rôle de stimulation, qu’elle soit cognitive, sensorielle ou émotionnelle. Gros plan sur un éventail qui peut être large, notamment sur ces lieux a priori facultatifs que sont les endroits dédiés à l’informel. Ces derniers se révèlent pleinement efficients, au service de l’apprendre !

Un formateur dans une salle avec des tableaux aux murs
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Important, l’environnement dans lequel nous sommes plongés en situation d’apprentissage ? Essentiel même ! Les lieux au sein desquels nous évoluons afin d’acquérir des compétences comme des connaissances jouent un rôle d’autant plus majeur qu’ils répondent à des objectifs variés. « Il existe plusieurs configurations de lieux qui combinées entre elles, offrent au final une palette d’options riche pour favoriser, accélérer et ancrer les apprentissages », indique à ce sujet Samuëlle Dilé.

Ainsi, les espaces de co-création favoriseront la liberté créatrice et l’intelligence collective. Les espaces de recherche en autonomie (à l’image des centres de ressources multimédia) seront équipés d’un ou de plusieurs ordinateurs connectés, de livres, de fiches techniques, de ressources à consulter avec planifications de webinaires. Les espaces dédiés aux apprentissages informel (worldcafé, espaces d’affichage libre…) favoriseront les interactions, les “faire savoir”, l’appartenance, le renforcement positif. Les espaces type amphi seront idéaux pour les conférences plénières et descendantes d’experts. Les espaces « show » ou « fablab »' amèneront à tester, à essayer, à pratiquer. Les espaces « box » favoriseront la collaboration studieuse ou la régulation spontanée pour un petit groupe. Quant aux espaces de détente, ils permettront… de se ressourcer (dimension sensorielle, émotionnelle) !

« Les lieux didactiques dans les pédagogies multimodales sont souvent anticipés (amphi, centre de ressources voire même fablab), mais n’oublions jamais que l'apprentissage c’est aussi l’informel, le renforcement positif, les processus qui facilitent l’encodage mnésique, l’attention, etc. », explique Samuëlle Dilé. « D’où  l’importance de ces lieux dans lesquels il ne se passe apparemment rien : c’est souvent là que l’essentiel se joue ! »

Ainsi en est-il des espaces informels. « Ces endroits favorisent des échanges libres, des actions non formatées, non contraintes par le cadre structurel et balisé du parcours de formation. C’est une autre manière de se connecter à l’autre, de laisser son esprit vivre en dehors de toute approche logico-déductive de notre cerveau. Selon l’Approche Neurocognitive porté par l’INC (institut neurocognitive), nous savons à quel point pour apprendre, pour appréhender la nouveauté, notre zone préfrontale (néocortex) doit être également activée (siège de la nuance, de la relativité, de la curiosité…). Pour la mobiliser, la développer et favoriser l’interaction efficiente entre toutes les zones cognitives de notre cerveau, la liberté et la responsabilité dans les stratégies sont aussi nécessaires. »
Quant aux espaces de détente, ils sont ceux de la réactivation sensorielle. « Nous avons dans ces lieux tout ce qui peut permettre au système cognitif de se reposer. Le corps s’y remet en mouvement, par exemple en faisant du vélo ou du trampoline, ou toute activité sensorielle régénérante. Il s’agit là de remobiliser l’énergie de l’organisme, hors de toute surcharge cognitive », conclut Samuëlle Dilé.
Un détour nécessaire pour ensuite repartir de plus belle au cœur du « parcours» de la formation !

Pour en savoir plus :

https://www.afref.org/spip.php?article22



 

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