Le numérique, levier d’action au service des pratiques pédagogiques

Chapô

La déferlante d’outils digitaux nouveaux et sans cesse plus performants ne doit pas nous faire oublier l’essentiel : c’est la technique qui est au service de l’humain, et non l’inverse. Comment veiller à cet équilibre dans l’univers de la formation professionnelle ? Sans doute en ne confondant pas visioconférence et classe virtuelle.

Icône innovation pédagogie et neurosciences
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Dans quelle mesure le digital bouleverse-t-il le métier du formateur dans ses dimensions fondamentales ? La question, classique, ne cesse d’être posée au gré des (nombreuses) innovations digitales qui touchent le secteur de la formation professionnelle. Numérique éducatif, travaux collaboratifs à distance, approche par compétence… Les ressorts sont de plus en plus nombreux, surtout depuis que la crise sanitaire a bouleversé encore un peu plus l’univers des EdTech comme celui des organismes de formation.

Selon de nombreux spécialistes, un outil ne doit être déployé que s’il répond à des besoins spécifiques. Pour l’exprimer autrement, la pratique digitalisée relève plus d’un moyen que d’une fin. « Le numérique répond à un usage, et en effet cela ne change rien aux ‘murs porteurs’ de la pédagogie », indique Samuëlle Dilé. « En revanche, il faut bien avoir conscience d’une chose : l’enseignement à distance ne peut absolument pas être abordé et conçu comme s’il s’agissait de ‘présentiel filmé’. En l’espèce, il convient que les méthodes pédagogiques soient adaptées. » 

Ainsi en est-il des classes virtuelles, qu’il ne faut surtout pas confondre avec une visioconférence. Ici, le numérique ne doit pas être déployé comme une réplique du présentiel. « À distance, afin de compenser le déficit de para-verbal et de non-verbal inhérents à la distance, les apprenants doivent impérativement être mis en situation d’écoute active, et non passive. L’interaction sociale verbale ne suffit pas : ils doivent produire, faire ensemble de manière très rythmée… Pour le formateur cela nécessite un ajustement de scénario, qui permet de passer d’une approche de type ‘visio’ à une classe virtuelle. » Gestion des sous-groupes, travaux collectifs de type wiki, co-écriture, intégration du multimédia et du multi-sensoriel (carte mentale, Klaxoon…) : la classe virtuelle offre de multiples possibilités techniques.

Pour en savoir plus 

https://edtechactu.com/digital-learning/le-numerique-ne-change-rien-aux-fondamentaux-du-metier-denseignant/

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