Mémorisation des apprenants : comment l’améliorer ?


28/05/2024
Chapô

Loin du par chœur de nos aînés, la mémorisation des apprenants relève de techniques que les formateurs – comme les apprenants eux-mêmes – peuvent mobiliser. Un webinaire revient sur ces derniers en les explicitant.

Personne de dos devant des post it
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Il y a apprendre et il y a… apprendre. « Le mécanisme de l’apprentissage procède d’un processus et de techniques que l’on observe dès le plus jeune âge, et qui peut être favorisé par certaines pratiques plus que par d’autres », explique Samuëlle Dilé, experte en pédagogie multimodale. Exemple universel (ou presque) permettant d’illustrer cet état de fait : l’apprentissage des poésies à l’école. « Au début, il faut que l’enfant découvre un poème, puis ensuite qu’il l’apprenne par chœur, grâce à la répétition. Pour cela, il faut une certaine liberté de mouvement, et notamment d’imagination. Un enfant qui apprend une poésie peut tout d’abord la découvrir en mobilisant des images, des odeurs, des sons. Il aborde le texte de manière sensorielle, ce qui va faciliter son apprentissage sur la longue durée. Après l’avoir découverte, il lit et relit la poésie, il la répète, il en parle… Ce faisant, il peut mobiliser toutes ses mémoires – épisodique, sémantique, etc. Et c’est en se connectant à des situations, à des événements, à des lieux qu’il va pouvoir mieux mémoriser. »

 

Plusieurs leviers à actionner

 

Mieux mémoriser : tel est précisément l’objet de ce webinaire d’Innov Akadémy. Animé par deux professionnelles de l’ingénierie pédagogique, il fait le point sur l’ensemble des éléments susceptibles d’améliorer la mémorisation des apprenants. À cet effet, plusieurs leviers peuvent être actionnés. Le formateur pourra ainsi multiplier le recours à des supports visuels, varier ses méthodes d’enseignement, voire encourager la pratique à travers des études de cas. De leur côté, les apprenants seront mis au défi d’établir des connexions, c’est-à-dire des liens avec certaines des connaissances antérieures qu’ils détiennent. Ils utiliseront également des techniques de mémorisation, à l’image de la répétition espacée, voire des mindmaps (cartes mentales) leur permettant d’organiser leurs idées.

 

« Pour les apprenants, le point central consiste à ne pas se laisser enfermer dans quelque chose de statique : il faut bouger, que ce soit physiquement ou émotionnellement », conclut Samuëlle Dilé. « Quant aux formateurs, ils savent désormais que la répétition et le par chœur ne fonctionnent qu’à court terme ; si vous souhaitez apprendre durablement, il faut que ce que vous apprenez fasse sens, en se reliant par exemple à des événements, des lieu, des événements. C’est un message important à faire passer. »

 

(Image : Vecstock / Freepik)

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