Efficacité pédagogique : de quoi parle-t-on exactement ?

Chapô

À quoi renvoie l’efficacité pédagogique ? Très souvent mise en avant dans les plaquettes des organismes de formation et plus globalement les plateformes, cette notion répond en réalité à un ensemble de capacités à acquérir. Petit tour d’horizon…

Icône pédagogie et neurosciences
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Un article récent paru sur le site du Carif-Oref de Normandie fait le point sur ce qu’est l’efficacité pédagogique. Au niveau scientifique, cette notion comporterait trois dimensions. Première d’entre elles : le progrès. Toute formation se doit d’aller vers la montée en compétences de l’apprenant. La rétention est la seconde, et désigne le maintien de la montée en compétences qui est opérée dans le temps. Troisième dimension, et non des moindres : le transfert. Il s’agit ici d’utiliser les compétences nouvelles dans le cadre de son univers professionnel, de les appliquer et d’en tirer le meilleur parti..

« Cet article pose une question de fond, et mobilise des éléments qui me semblent intéressants », décrypte Samuëlle Dilé. « C’est particulièrement le cas de la notion de transférabilité, qui souvent n’est pas traitée par les organismes de formation. Que se passe-t-il pour l’apprenant une fois que le temps de la formation est passé ? C’est une question majeure ! Il faut l’intégrer dans toute approche pédagogique digne de ce nom. » 

Autre point important : l’efficience. « Doit-on parler d’efficacité ou d’efficience ? Pour ma part, je préfère cette seconde notion car elle renvoie à une alchimie, à un ensemble de critères qui s’articulent les uns avec les autres. Pour un pédagogue, l’efficacité désignera plutôt la mesure brute d’un résultat. Or, celui-ci pourra être très différent selon la personnalité des personnes, selon la situation dans laquelle elles se trouvent, etc. Ainsi, l’efficience consistera à atteindre des résultats en utilisant de manière optimale et qualitative plusieurs ressources, ceci pour faire face à plusieurs types de profils, et donc de besoins. ». 

Grâce à l’apport du numérique dans la formation, le développement et la mesure de la transférabilité terrain (évaluation à froid) constituent un axe que les organismes de formation pourraient développer en services additionnels. Même chose pour  l’efficience en situation spécifique. À titre d’exemples : faire des kits d’évaluation automatisés pour les managers (ex : grille de faits observables à 3 mois, à 6 mois) saisis sur une plateforme pour analyse par l’OF, portfolio, ressources pour renforcer, ajuster, compléter, aller plus loin dans les 3 à 6 mois, etc.

Avez-vous, de votre côté, développé des services afin d’élargir votre offre à l’évaluation à froid ? La question est posée… 


 

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